Moi, pour commencer

Moi, pour commencer

Je suis quelque part la Reine des contrées inhospitalières, la marquise inébranlable, perdue dans ses délires sanglants.
Je suis....
Je suis la Reine des Glaces, l'amoureuse éperdue sans amour à perdre, je suis la fille du déshonneur et l'amie des pires hontes.
Je suis la folle, celle que personne ne montre du doigt, je suis la splendeur et l'abîme, je suis la baronne des fous, la maîtresse des macchabées.
Je suis l'amante.
Je suis la Femme des Poisons, je suis l'Horreur aux Pieds nus, je suis femme et fille, enfant et fatale.
Je suis létale, magnifique et triste, je suis misérable parfois, je pleure quand le soleil dessèche ma peau et ris quand la pluie acidifie mes larmes.
Je suis la plus grande, la Consacrée, le monstre infantile , je suis la Bouffonne et le Fou du Roi.
Je suis tout sans rien, le but et la cause, le Néant sans la glace, je suis le feu sacré et l'apparition divine.
Je suis le Sphinx, l'énigme, la Chienne qui Chante.
Je suis...
Moi, pour commencer.

***

# Posté le mardi 01 avril 2008 16:31

Modifié le dimanche 05 avril 2009 12:37

Délivrance

Délivrance


Perle pourpre au bout des cils
Larme qui tombe au coin de ton sourire
Même l'éclat du soleil noir vacille
Je ne sais pas si je saurai te retenir

-

Les lumières dans tes yeux
S'éteignent peu à peu
Et la chaleur de mon feu
Ne guériras pas tes bleus

-

Vas, je ne te retiens pas
Mais je t'en prie préviens moi
Si quelque part dans la nuit noire
Tu as trouvé un peu d'espoir

-


Pars, et garde au fond de toi
Quand tu auras choisi ta voie
Entre l'abîme et la douleur
Le souvenir de mon bonheur

-

Je te vois en équilibre
Au dessus de la ville et du vide
Mais non, tu ne donnes pas le change
Je ne crois pas que tu sois un ange

-

Toi, l'ange noir qui tournoie
Oui dans le ciel je te vois
Et quand tu t'écrases en bas
La vie, ça peut finir comme ça

-

Je te suivrai peut-être
Mais j'espère qu'un monde meilleur m'attend
Aussi horrible qu'il puisse être
Ca vaudra mieux que maintenant

-

Perle pourpre au bout des cils...

-

Je ne crois pas que tu sois un ange...

-

Il y a la lumière, au loin
Mais des chaînes autour de mes poings
Il y a une porte, mais fermée
Et quelqu'un a perdu la clé
Il y a un monde, il tourne encore
Oui mais dedans, ils sont tous morts...

-

TOUS MORTS...

# Posté le mardi 01 avril 2008 16:45

Modifié le dimanche 05 avril 2009 12:49

L'autre moi

L'autre moi

Regardons le ciel à nous crever les yeux....
Il finira par voiler nos regards.

# Posté le samedi 31 mai 2008 05:38

Modifié le dimanche 05 avril 2009 12:52

La Belle qui Dormait Encore

La Belle qui Dormait Encore
Tout n'est pas perdu.
Non, il reste un espoir de rédemption, mais tu vois il est si minuscule qu'il faut tes yeux de papillon pour s'en apercevoir.
Je sais que tu le vois.
Il y a cette tasse de chocolat fumante près de toi, mais tu n'y as pas touché, pas vrai? Non, tu regardes ton ordinateur, les yeux vides, avec dedans ce néant un reflet de ... de Quoi? De quoi, la Belle?
Aurore.
Je ne parle pas de souvenirs.
Je veux que tu comprennes.
On a les bras en compote, nous deux, hein, à force de lever nos fusils imaginaires?
Enfin, ne nie pas, je vois l'ombre de ton kalachnikov au fond de tes pupilles. Moi , je voyais plutôt un 9mm.
Mais. Tout ce n'importe quoi pour ne pas arriver à l'essentiel, tu ne crois pas?
Aurore. Quand est-ce que tu te réveilles? Quand est-ce que tu acceptes la main tendue?
Ne me laisse pas. Je ne te laisse pas. Dors, mon ange, dors, et je voulais que tu saches....
Je suis là.
Je ne te quitte pas.
Je t'Aime.

# Posté le mardi 03 juin 2008 11:27

Modifié le dimanche 05 avril 2009 13:29

La balancoire

La balancoire
Une petite fille sur une balançoire; la balançoire grince : elle est rouillée.
Et la petite fille en a assez de se balancer, elle fait ça depuis des heures déjà.
Alors elle va voir maman; mais Maman est occupée : elle se pique.
Elle ne va pas voir Papa : y'a plus de Papa.
C'est une espèce rare.
Maman veut qu'elle retourne sur la balançoire.
Non!
Fillette veut pas.
Elle serre son nounours métallisé.
Il lui dit : "Tout va bien. "
Alors elle répond : "Merci".
Et l'ourson ne dit rien : il n'a plus de piles.
Le piano se remet à jouer.
La petite fille traîne des pieds.
Elle monte sur la scène.
Il y a juste une balançoire qui grince au centre du faisceau lumineux.
Elle s'y assied.
Elle se balance.
Elle se balance.
Elle se balance.
Elle regarde les adultes.
Elle voit qu'ils ont les yeux fixés sur elle.
Elle soupire.
Elle a l'habitude.
Où est passé l'avenir dont elle rêvait ?
Où est passé l'avenir dont nous rêvions?

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# Posté le mercredi 11 juin 2008 10:38

Modifié le dimanche 05 avril 2009 13:56